Contes et Métaphores

Trêve de Noël et Pardon

Parce que Noël est synonyme de trêve, il m'est revenu en tête ce conte sur le pardon...

"Deux amis marchaient dans le désert. A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.

Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : "Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle". Ils continuèrent leur marche et trouvèrent une oasis avec un plan d’eau dans lequel ils décidèrent de se baigner.

Celui qui avait été giflé ne savait pas bien nager, manqua de se noyer, mais son ami le sauva. Après avoir retrouvé ses esprits, il écrivit sur une pierre plate : "Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie".

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : "Quand je t'ai giflé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre.

Pourquoi cela ?" L'autre ami répondit: ...

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Ubuntu

J'ai déjà écrit mon admiration pour Nelson Mandela à travers le texte reprenant son discours d'investiture de 1994. Alors, ici, je vous livre l'histoire d'Ubuntu. Ubuntu est une notion liée à l'histoire de l'apartheid. Comme le disait Desmond Tutu,  prix Nobel de la paix, "Quelqu'un d'ubuntu est ouvert et disponible pour les autres, dévoué aux autres, ne se sent pas menacé parce que les autres sont capables et bons car il ou elle possède sa propre estime de soi — qui vient de la connaissance qu'il ou elle a d'appartenir à quelque chose de plus grand — et qu'il ou elle est diminué quand les autres sont diminués ou humiliés, quand les autres sont torturés ou opprimés. ».

Un anthropologue a proposé un peu à des enfants d'une tribu africaine. Il mit un panier de fruits près d'un arbre et leur dit que le premier arrivé gagnerait tous les fruits. Au signal, tous les enfants se sont élancés en même temps... en se donnant la main ! Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense.

Lorsque l'anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l'un d'entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu : ...

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Question de stratégie...

"Un jour, un non-voyant était assis sur les marches d'un bâtiment avec un chapeau à ses pieds et un morceau de carton portant l'inscription : »Je suis aveugle, aidez-moi, s'il vous plaît ».
Un publicitaire qui se promenait près de là s'arrêta et remarqua qu'il n'y avait que quelques centimes dans son chapeau. Il se pencha et y versa sa monnaie, puis, sans demander son avis à l'homme, prit le carton, le tourna et écrivit une autre phrase.
Le même après-midi, le publicitaire revint près de l'aveugle et vit que son son chapeau était plein de monnaie et de billets. Le non-voyant reconnut le pas et lui demanda ce qu'il avait réécrit.
Sa réponse : "La même chose mais d'une autre manière". Sur le carton était écrit :"Aujourd'hui, il fait soleil et moi, je ne peux pas le voir". mendiant.jpeg

Quand les choses ne donnent pas le résultat escompté, ça n'est pas forcément l'objectif qui est à revoir mais les stratégies. Non ? Comme l'a dit Einstein, "la folie c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent".

La petite fille qui avait un rêve de bonheur

Je l'ai déjà écrit ici : j'aime particulièrement Jacques Salomé, psychosociologue, auteur, poète aussi, spécialiste de la communication. Voici le conte de la petite fille qui avait un rêve de bonheur. Ca marche aussi pour les garçons. Une nouvelle fois, Jacques Salomé touche en plein coeur...
                                                                                                                                                                                                                                      
ptte-fille-et-bonheur.jpeg"Il était une fois une petite fille qui avait un rêve de bonheur.
Il y a comme cela de par le monde des petites filles douées pour le bonheur. D'abord, elle était née un soir d'été, alors que dans le ciel éclataient les premiers feux d'artifice de la fête de la Liberté. Par la suite, sa peau se gorgeait de soleil dès qu'apparaissaient les premiers rayons et ces couleurs de miel ou de pain bis dont elle se revêtait la rendaient éclatante de joie. Par la suite son visage s'illumina avec une belle rangée de dents dites "de la chance" et chacun s'amusait de ses fossettes rieuses. Oui, elle était très attirée par le bonheur.
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Le Sage et le scorpion

"Un Sage voyant un scorpion se noyer, décida de le tirer de l'eau mais lorsqu'il le fit, le scorpion le piqua.
Par l'effet de la douleur, le Sage lâcha l'animal et celui-ci tomba à l'eau une seconde fois.
Il tenta de le tirer à nouveau et l'animal le piqua encore. Quelqu'un qui était en train d'observer se rapprocha et lui dit :« Excusez-moi, mais vous êtes têtu ! Ne comprenez vous pas qu'à chaque fois que vous tenterez de le tirer de l'eau il vous piquera ? »


Le Sage répliqua : « La nature du scorpion est de piquer, et cela ne va pas changer la mienne qui est d'aider. »
Alors, à l'aide d'une feuille, il tira le scorpion de l'eau et le sauva de la noyade.

Puis il dit: « Ne change pas ta nature si quelqu'un te fait mal, prends juste des précautions. Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent. Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons pour sourire. Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation c'est ce que les autres pensent de toi... Et ce que les autres pensent de toi...c'est leur problème."

Aider, donner, oui mais sans s'abandonner. Prendre soin des autres tout en prenant soin de soi. Au regard de nos valeurs et de l'amour que nous portons en nos coeurs.


Métaphore Le Palais des miroirs

"Un homme riche avait lancé la construction d'un palais de verre et de miroirs. Souvent, avant la tombée de la nuit, il allait dans les pièces et les magnifiques galeries pour superviser l'avancée des travaux et imaginer le futur faste de sa demeure. Un soir, alors qu'il avait oublié de fermer la porte, un chien y pénétra. On le retrouva mort au matin, mutilé. La pauvre bête se croyant cernée par d'innombrables congénères menaçants, avait lutté toute la nuit contre ses ennemis avant de succomber. miroirs.jpg

Cette métaphore souligne que le monde nous renvoie souvent l'expression de notre propre nature, que nous sommes en permanence confrontés à nos propres reflets. Dans chacun des êtres qui croisent notre chemin, dans chaque lieu, à chaque instant, nous ne voyons ni le monde ni les gens mais notre propre image. Nos croisades, nos haines, nos amours, nos grandes causes ne sont que des informations sur nos guerres intérieures."

Tout arrive pour le mieux

"Un roi régnait, comme tous les grands rois, entouré de nombreux conseillers. Il avait pour Premier ministre un homme plein de sagesse qui répétait toujours « Tout arrive pour le mieux. » Ces paroles agaçaient son entourage qui ne comprenait pas toujours ce qu'il voulait dire.

Un jour, en chassant, le roi se coupa accidentellement le petit doigt. Fou de douleur, il retourna au palais tenant sa main blessée. Lorsqu'il fut pansé, le Premier ministre venu prendre de ses nouvelles, « Sire, lui dit-il, ne vous désolez pas pour la perte de votre doigt car tout arrive pour le mieux. » Le roi, déjà de fort mauvaise humeur, devint furieux en entendant ces paroles. Il ordonna à ses gardes de jeter immédiatement le ministre en prison.

Quelques jours plus tard, le roi repartit seul chasser dans la forêt. Ayant lancé son cheval au galop derrière un grand cerf, il se retrouva en territoire ennemi. Un silence lugubre régnait dans la forêt sombre. Seul, par moment, le croassement sinistre d'un corbeau invisible déchirait l'air.

Alors qu'il s'apprêtait à faire demi-tour, le roi fut capturé par des guerriers féroces. Ils décidèrent d'offrir ce prisonnier en sacrifice à leur déesse de la guerre, toujours assoiffée de sang. Mais au moment de lui couper la tête, ils remarquèrent qu'il lui manquait un petit doigt : seuls les hommes en pleine santé étaient jugés dignes d'être sacrifiés ; les guerriers rendirent donc sa liberté au roi, qui s'empressa de rentrer chez lui. 

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Le conte chaud et doux des Chaudoudoux

Noël approche. L'occasion de relire ce joli conte de Claude Steiner :

chaudoudoux.jpeg" Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Ils s'appelaient Timothée et Marguerite, et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d'amis. Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là.

Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudouxdoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait car on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu'une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudouxdoux. Les chaudouxdoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu'un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout. Ceux qui n'en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même ils en mouraient.

En ce temps-là, c'était très facile de se procurer des chaudouxdoux. Lorsque quelqu'un en avait envie, il s'approchait de toi et te demandait: " Je voudrais un chaudouxdoux!" Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudouxdoux de la taille d'un poing. Dès que le chaudouxdoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s'épanouir en un grand et moelleux chaudouxdoux. Tu le posais alors sur l'épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps...

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L'âne qui croyait...

"ane.jpegUn paysan se rend au marché avec 3 de ses ânes pour vendre sa récolte. La ville est loin, au moins trois jours de marche. Le premier soir, il s'arrête pour bivouaquer à proximité de la maison d'un vieil ermite. Au moment d'attacher son troisième âne, il constate qu'il lui manque une corde.

"Il faut absolument que j'attache mon âne se dit-il, sinon demain, il se sera sauvé dans la campagne !"

Après avoir solidement attaché les 2 autres, Il monte sur son âne et se dirige vers la maison du vieil ermite.

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Les gros cailloux

Ou l'art de ce qui est important...

Lors d'une conférence sur la gestion du temps devant des dirigeants de grandes entreprises, le professeur a opté pour une méthode quelque peu originale.

Dans un grand pot de verre, il place d'abord, jusqu'en haut, de gros cailloux. "Le pot est -il plein ?". L'un des participants se hasarde à un "oui". Le professeur verse alors des gravillons qui s'éparpillent entre les plus gros et repose la même question. Cette fois -ci, l'auditoire ne se laisse pas prendre. Le professeur poursuit avec un sac de sable qui va compléter le pot de verre. "Le pot est -il plein ?". La salle est à l'unisson et suggère que de l'eau peut encore être rajoutée.

Le professeur interroge alors sur le sens de cette démonstration.

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Détachement et recul

Tiré d'une histoire soufie : " Autrefois, un roi, vivant pourtant dans un royaume prospère, se trouvait sans cesse partagé entre detachement-1.jpgbonheur et découragement. La vivacité de ses réactions était connue. Vint un temps où le roi en eut assez de lui - même et de la vie. Il envoya chrcher un sage que l'on disait illuminé.

A son arrivée, le roi lui dit : "je veux être comme toi. Peux - tu me donner quelquechose qui m'apporte sérénité, sagesse, estime de soi et équilibre. Qu'importe le prix à payer."

Le sage lui répondit que le prix à payer étant trop grand, il l'offrirait au roi à condition que celui-ci s'engage à honorer ce cadeau. Une fois l'accord, passé, le sage revint au bout d'un mois et offrit un coffret dans lequel se trouvait un simple anneau d'or.

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Que valent 50 Euros ?

50eur.jpegJ'aime bien raconter cette petite histoire pour les réactions qu'elle engendre...

Voilà un billet de 50 Euros. Ma question est "quelle est donc sa valeur " ? 50, me répondent mes interlocuteurs quelque peu étonnés du basique de mon interrogation. Puis je froisse le billet et je pose à nouveau la même question. La réponse est la même que la première fois accompagnée de regards amusés ou décontenancés. Enfin, je jette le billet froissé à terre et le piétine allègrement. Et là, combien vaut ce billet ? Les réponses sont unanimes : 50 Euros. 50eur-froisse.jpg

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La métaphore du papillon

Connaissez - vous la métaphore du papillon ?petit-papillon.png

Encore à l'abri dans son cocon, un petit papillon est en train d'éclore. Un homme, passant par là, voit les efforts de l'insecte pour sortir. Il est tenté d'intervenir pour lui faciliter la tâche et aider la nature.

Puis l'homme comprend que briser le cocon serait condamner le papillon : le corps trop fin, les ailles pas assez développées. L'agonie serait lente, la mort certaine.

Alors l'homme observe la magie du spectacle, s'émerveille de la force déployée par le papillon et quand celui - ci s'envole, l'homme sourit.

 

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