Trêve de Noël et Pardon

  • Par nathie1
  • Le Dim 22 Déc 2013
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Parce que Noël est synonyme de trêve, il m'est revenu en tête ce conte sur le pardon...

"Deux amis marchaient dans le désert. A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.

Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : "Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle". Ils continuèrent leur marche et trouvèrent une oasis avec un plan d’eau dans lequel ils décidèrent de se baigner.

Celui qui avait été giflé ne savait pas bien nager, manqua de se noyer, mais son ami le sauva. Après avoir retrouvé ses esprits, il écrivit sur une pierre plate : "Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie".

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : "Quand je t'ai giflé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre.

Pourquoi cela ?" L'autre ami répondit: ...

"Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, là où les vents du pardon peuvent facilement l'effacer.

Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer."

Le pardon est d'abord un processus d'apaisement  psychologique qui doit d'abord profiter à l'offensé. Se libérer de la rumination, du ressentiment, du désir de vengeance. Le pardon n'est pas "absolution", synonyme de réconciliation et n'oblige pas à restaurer des liens. Ni même excuser ou nier le tort subi, ressenti. C'est lâcher sa colère et renoncer au poison de la haine.

La Psychologie Positive qui en a identifié le mieux être en terme d'épanouissement invite à un exercice nommé la lettre du pardon. Une démarche profonde, implicante et dont l'offenseur n'a même pas à connaître l'existence. Car finalement le pardon, ça se passe d'abord entre soi et soi.

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